Knowledge Management and Mapping

Les systèmes de notations

Un système de notations est un ensemble de symboles graphiques, disposant de  règles d’assemblage et de cohérence, et en relation avec un univers de connaissance et de pratiques.

Il existe une immense variété de systèmes de notations, chacun adapté à son univers propre.

Exemples de systèmes de notations

  • La notation mathématique :
    • Le premier format des mathématiciens était un codage littéraire : « trouver un nombre tel que le carré multiplié par un second nombre auquel on additionne  le produit de ce premier nombre par un troisième nombre et d’une constante vaut zéro. »
    • La notation mathématique a été progressivement développée par les grands mathématiciens Euler, Leibniz, Newton, Lagrange, etc
    • « a x² + bx + c = 0 » est bien plus court que la phrase ci-dessus
    • il est facile de reconnaitre la similarité entre « a x² + bx + c = 0 »   et   « A + B y + C y² = 0« 
      • la reconnaissance de similarité est beaucoup plus complexe voire impossible entre « trouver un nombre tel que le carré multiplié par un second nombre auquel on additionne  le produit de ce premier nombre par un troisième nombre et d’une constante vaut zéro. » et  » « trouver un nombre pour lequel la somme d’une constante, du produit de ce premier nombre par un troisième nombre  et enfin du produit d’un autre nombre par le carré du premier nombre est nulle.« 
    • Les notations mathématiques sont en évolution continue pour traduire les nouveaux concepts.

 

  • Les notations musicales, avec leurs portées, sont une autre forme de codage de la connaissance.
    • On retrouve la notion d’emphase avec la notation du volume musical (nuance) : du pianissimo au fortissimo (en visuel  : mettre en gras ou italique ou grandes lettres, etc.)
    • La notation musicale apporte plusieurs concepts à l’écriture traditionnelle :
      • la notion de parallélisme : il faut pouvoir jouer plusieurs notes en même temps.
      • la gestion du temps : indications de tempo, durée des notes, durées des silences, etc

 

  • Pour la danse, on peut citer par exemple (parmi des dizaines d’autres systèmes), la notation Benesh, qui code les positions des diverses parties du corps et dont le principe est présenté ci-dessous :

et un exemple ci-dessous :

  • Il y a ainsi des milliers de systèmes de notations pour la communication chacun adapté à un univers :
    • naval : drapeaux des bateaux, éclairages des phares, etc.
    • échecs : notation échiquéenne : 1.e4-e5, 2. d4!?- etc
    • ingéniérie des systèmes : diagrammes d’automatique
    • physique : notations de Feynmann, etc.
    • etc.

Les qualité d’un système de notation :

Compte tenu des exemples ci-dessus, il est facile de comprendre les qualités d’un système de notation :

  • Il doit être compact :
    • pour minimiser les processus de codage et décodage
    • pour pouvoir minimiser les charges cognitives d’usage
  • Il doit être simple à apprendre, pour pouvoir être transmis et utilisé.
  • Il doit être efficace au sens que les objets présentés doivent être en relation simple avec les objets à communiquer.

Evolution des systèmes de notations

Les systèmes de notation évoluent selon un principe darwiniste vers la concision et l’efficacité : par exemple l’élégante écriture gothique a été progressivement remplacée par une écriture cursive bien plus simple et plus rapide à écrire.

KM2 : un nouveau système de notations pour la connaissance

L’écriture traditionnelle linéaire a été inventée par les Babyloniens pour transcrire des discours (intrinsèquement linéaires à cause du temps utilisé par la parole). Mais cette écriture n’est pas un mode universel ni pratique pour exprimer des connaissances : les idées ne sont pas connectées linéairement entre elles. Fondamentalement le discours linéaire N’EST PAS le bon système de représentation de la connaissance, ainsi que nous venons d’en montrer la variété ci-dessus.

KM2 propose un nouveau système de notations : les schémas cognitifs (ou notations SGH), beaucoup mieux adaptés ) la représentation des connaissances et des processus. Ce changement de notation doit s’accompagner des outils qui permettent de manipuler ces schémas cognitifs avec efficacité et en grand nombre, à l’échelle individuelle ou d’équipes : les outils KM2.